Métropole Gestion

La lettre CGPI

La lettre Janvier 2011 n°99

Décembre 2011 - n°110 >

Un premier bilan de l’année 2011

  • Investir en bourse est toujours un exercice difficile. L’année 2011 ne fera pas exception. La crise survenue au cours de l’été revêt, en effet, un caractère inédit de par son origine politique et par son ampleur. Elle est exceptionnelle car il s’agit d’une crise de confiance à l’égard de l’actif « sans risque » : l’emprunt d’état. Les conséquences des dissensions européennes n’auront épargné aucun compartiment de la sphère financière : la plupart des classes d’actifs affichent des performances négatives cette année.
  • Sur les marchés d’actions européennes, les performances boursières intègrent d’après nos calculs un scénario de retour en récession. Elles contrastent avec la bonne santé affichée par les entreprises.
  • Sur le compartiment obligataire, la volatilité des titres souverains européens a atteint des sommets. Nos portefeuilles concernés ont quant à eux privilégié les dettes d’entreprises de bonne signature.
  • Au total, les conséquences de la crise politique commencent à se diffuser dans l’économie réelle. Et une entrée des économies européennes en récession ne peut pas être exclue en 2012. Nos portefeuilles y sont préparés. Les valeurs détenues sont suffisamment solides pour traverser une crise dure et longue. Elles offrent également une décote et un profil qui permettront à nos portefeuilles de rebondir significativement lorsque les incertitudes politiques seront levées, c'est-à-dire lorsque les marchés se focaliseront à nouveau sur la valeur des actifs.

La lettre Janvier 2011 n°99

Novembre 2011 - n°109 >

Un calcul précis des valorisations d’entreprises comme rempart aux aléas politiques

  • Au lendemain du sommet européen, les marchés actions ont rebondi fortement, saluant la volonté des dirigeants européens de dépasser enfin leurs clivages sur la gestion de la crise de la dette souveraine.
  • La hausse des actifs risqués dans la foulée de ces annonces rappelle qu’une fois la crise politique résolue, le marché se focalisera à nouveau sur la valeur réelle des actifs. Le rebond violent du secteur bancaire fin octobre, notamment des banques françaises comme BNP Paribas, l’illustre parfaitement.
  • S’il est clair que les récentes décisions politiques grecques ouvrent une nouvelle période d’incertitudes et de turbulences, se focaliser sur la valorisation apparaît comme la seule stratégie crédible : investir dans des sociétés décotées dont la valorisation intègre déjà les pires scénarios en attendant que le climat politique se stabilise.

 

La lettre Janvier 2011 n°99

Octobre 2011 - n°108 >

Le pire n’est pas certain, mais le marché l’intègre déjà.

  • Sur les deux derniers cycles boursiers, notre travail de valorisation des entreprises nous a toujours signalé des bornes d’intervention qui se sont révélées payantes.
  • Aujourd’hui, nous cherchons à détecter des titres dont la valorisation boursière intègre déjà un retour en récession, soit le niveau d’activité de 2009.
  • Après la rencontre avec plus d'une centaine d'entreprises internationales ce trimestre, nous constatons que leur activité n’est à ce jour pas impactée par la crise des financements publics et que, même en cas extrême de retour en récession, l’impact serait vraisemblablement moindre.
  • Parmi les sociétés plus résistantes aujourd'hui, on compte par exemple Schneider, General Motors aux Etats-Unis, Bridgestone au Japon, Sandvik en Suède ou le conglomérat industriel IMI en Angleterre.
  • Il est difficile de subir des mouvements aussi violents que celui de cet été, non pas liés à la fin d’un cycle économique comme en 2008, mais à un élément exogène et politique. Néanmoins, de tels évènements créent des points d’entrée exceptionnels pour assurer la surperformance des deux prochaines années.

 

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